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Marseille, nouvelle capitale française de la biodiversité

Marseille a été désignée Capitale française de la biodiversité 2026 le 5 octobre 2026, à l'issue d'un concours réunissant 70 communes et intercommunalités. Une distinction qui vient saluer les actions engagées par la ville pour préserver ses espaces naturels, son littoral et sa biodiversité, de la posidonie aux Calanques en passant par les friches urbaines.

Publié par Sara Mazroui le 06/10/2026
Marseille, nouvelle capitale française de la biodiversité

Marseille vient d’ajouter une nouvelle distinction à son palmarès. Le lundi 5 octobre 2026, la ville a été officiellement désignée « Capitale française de la biodiversité 2026 », après la visite du jury organisée quelques mois plus tôt. Cette 15e édition du concours, consacrée à la « Restauration de la nature », a réuni 70 communes et intercommunalités candidates.

Derrière cette récompense, la Ville met en avant plusieurs années de travail autour de la protection de la faune et de la flore. Avec ses 57 kilomètres de côte, ses quatre massifs forestiers, ses deux archipels, ses cours d’eau, le Parc national des Calanques et près de 10 000 hectares d’espaces naturels protégés, Marseille dispose d’un patrimoine naturel aussi vaste que fragile.

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La mer au cœur des actions marseillaises

Parmi les projets qui ont retenu l’attention du jury, la protection du littoral occupe une place importante. La Ville s’est notamment engagée dans la conservation de l’archipel du Frioul, avec l’objectif d’obtenir le label « île durable ». Un plan de 80 actions, prévu entre 2022 et 2031, doit notamment permettre de mieux gérer l’éclairage, les espèces exotiques envahissantes et l’information des habitants.

Autre chantier emblématique : les récifs artificiels du Prado. Lancé en 2008, le programme a permis d’immerger 400 récifs de six types différents sur 200 hectares entre le Frioul et la Corniche. Leur objectif est de recréer des habitats favorables à la faune et à la flore marines. La veille biologique menée sur le site a depuis montré une présence plus importante d’espèces marines ainsi que de poissons de plus grande taille.

La posidonie, une priorité

Impossible également de parler de biodiversité marseillaise sans évoquer la posidonie. Fragilisés par le trafic maritime, les activités humaines et la pollution, les herbiers font l’objet d’un plan spécifique lancé par la Ville.

Le Plan Posidonie, prévu sur cinq ans entre 2023 et 2028, rassemble douze projets consacrés à l’étude des herbiers, à leur restauration et à la sensibilisation du public. En 2026, neuf actions ont déjà été engagées. Les dispositifs de suivi installés dans la baie du Prado ont notamment permis de constater une progression de la surface des herbiers sur les deux zones surveillées.

Préserver la nature jusque dans la ville

La stratégie ne s’arrête toutefois pas au bord de la Méditerranée. Marseille travaille également à restaurer ses cours d’eau et ses espaces verts. Le projet de trame turquoise du Jarret vise ainsi à redonner une place au cours d’eau dans la ville et à restaurer les milieux naturels qu’il traverse. La mise en œuvre du plan de gestion écologique est prévue en 2026.

Dans le quartier de La Pomme, les berges de l’Huveaune ont également été transformées avec la création d’un parc de 18 000 m². Le projet cherche à limiter le risque d’inondation, restaurer les berges et améliorer le cadre de vie des habitants.

Et parfois, préserver la biodiversité consiste justement à laisser davantage de place à la nature. Marseille compte près de 300 Friches Urbaines Naturelles, où l’entretien est volontairement limité afin de favoriser la reconquête naturelle et de préserver des habitats complémentaires à ceux des parcs et jardins traditionnels.

Une reconnaissance qui récompense une stratégie globale

Avec cette distinction, Marseille entend mettre en avant une politique qui touche aussi bien le littoral que les massifs forestiers, les cours d’eau et les espaces urbains. La candidature de la ville s’appuyait sur 32 actions, dont 10 grands projets, couvrant à la fois la biodiversité marine et terrestre.

Le concours est porté par le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature ainsi que par l’Office français de la biodiversité. Il vise à identifier et valoriser les initiatives menées par les collectivités françaises en faveur de la biodiversité.

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