Organisées depuis 1984, les Journées européennes du patrimoine renouvellent chaque année leur promesse : ouvrir exceptionnellement au public des milliers de bâtiments et d’espaces le plus souvent dérobés aux regards. Pour accompagner ces ouvertures, différentes animations sont proposées : des visites guidées aux circuits à thème, en passant par des démonstrations de savoir-faire, des représentations théâtrales, des concerts ou des balades historiques.
Pour la 43e édition des Journées européennes du patrimoine les 19 et 20 septembre 2026, deux thèmes sont à l’honneur : « Patrimoine de la photographie » et « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer ».
Inscrit au titre des Monuments Historiques et quasi unique exemple en son genre, l’autel de la patrie, simple bloc taillé et creusé, passe pourtant inaperçu dans le riche ensemble patrimonial fontvieillois.
Édifié le 8 juin 1794 au cours d’une cérémonie républicaine, l’autel symbolise l’allégeance des habitants à leur patrie ainsi que l’émergence d’un nouveau culte, celui de l’Être Suprême décrété par Robespierre.
Dans les années 1930, Jules Auvergne, historien fontvieillois, décrit ce monument : « Ce bloc fut surmonté d’un arbre de la liberté, on y voit encore la trace d’une main, la paume en dedans, prêtant le serment et incrustées de quelques feuilles d’une couronne de laurier. »
Visite du jardin, rencontres et échanges.
Ouverture en continu 10h-18h
Le moulin Sourdon surnommé «le moulin tombé», car il fut le premier des quatre moulins de village à perdre son toit, le moulin Sourdon se trouve sur la petite colline à droite en montant
l’allée des Pins. Un acte notarié spécifie qu’il existait déjà en 1791. Il cesse son activité vers 1870 et a été restauré en 2015 par la commune.
Le moulin Tissot-Avon: C’est le plus proche du château de Montauban, lieu de villégiature d’Alphonse Daudet. Il fut construit au début du XIXe siècle et fonctionna jusqu’en 1905. En 1866, dans une de ses correspondances avec Timoléon Ambroy (propriétaire du château de Montauban), Daudet écrit : « Ce serait le cas, vraiment, d’acheter le moulin du père Tissot ; je lui en parlerai quand j’irai là-bas. L’honneur m’oblige à avoir un moulin.».
Malgré ce désir, plus proche du fantasme que de la réalité, Alphonse Daudet ne fut jamais propriétaire d’un moulin à Fontvieille.
Le moulin Tissot a été restauré en 2016 par la commune.
De son vrai nom le Moulin Ribet appelé aussi le Moulin Saint-Pierre. Il fut construit en 1814 et broya du blé pendant un siècle puisqu’il arrêta de fonctionner en 1915. La grande guerre fit que l’on réquisitionna à la fois les hommes et le blé, ce qui signa définitivement l’arrêt de notre dernier moulin.
Il se trouve sur la petite colline à droite en montant l’allée-des-Pins. Un acte notarié spécifie qu’il existait déjà en 1791. Il cessa son activité vers 1870.
C'est le plus proche du château de Montauban. A l’origine ce moulin s’appelait Tissot, mais son dernier propriétaire, meunier de son état, se nommait Avon. Ce qui explique l’appellation “Tissot-Avon”. Il fut construit au début du XIXème siècle et fonctionna jusqu’en 1905.
Érigé au début du XIXème siècle, il est situé au centre du site des moulins, entre le moulin de Daudet et le moulin Tissot-Avon. Il cessa définitivement son activité au début du XXème siècle.
"Histoire d'eau". La construction du lavoir fut directement liée au développement des carrières de Fontvieille durant le XIXème siècle. Sa situation géographique par rapport au reste des habitations est justifiée par la proximité de sources importantes. Il se trouve d’ailleurs tout près de la “Vieille Font”.
Un monument du XVIIème. La donation du terrain par l’abbé de Montmajour a permis la construction de l’église de Fontvieille qui fut réalisée de 1695 à 1767, ce qui explique les styles différents des deux clochers. Les modifications de son aspect extérieur furent effectuées au cours du XIXème siècle. L’actuel maître-autel est de 1874.
"La source de Fontvieille". Une “Font” en Provençal désigne une fontaine. Cette construction du XIIème est située près de la “Tour des Abbés”. Cette source était déjà utilisée à la période Romaine. Après la Révolution, de par son rôle dans l’histoire du village, elle donna son nom à la commune “Font-Vieille”.
Dans les lettres de mon moulin. Cette demeure célébrée dans la préface des “Lettres de mon Moulin”, fut avant tout un lieu de calme et de repos pour Alphonse Daudet. Payant.